LE QI GONG

EDITO

Disciple de la Famille Yang, mon enseignement est en lien avec la tradition pour qui le Taiji quan et le Qi gong sont deux disciplines distinctes mais qui se nourrissent l’une l’autre. En effet, les premiers pratiquants de Taiji quan étaient aussi des pratiquants de Qi gong, les deux pratiques étaient intrinsèquement mêlées.
La structure énergétique qui sous tend les principes du Taiji de la famille Yang prend sa source même avec le Taoïsme.
Son essence optimise la pratique du Qi Gong.
La composante interne est identique :
La posture du corps
Les liens énergétiques entre les trois centres
Le lien entre le Ciel et la Terre
Le lien de soi avec le Ciel et la Terre
Le programme se compose de l’apprentissage de mouvements (enchaînements traditionnels) et de postures en lien avec cette structure.
Il cultive tous les éléments précités.
Quand la posture physique est optimisée dans ses mouvements, l’intention (Yi) peut guider la circulation de  l’énergie dans tout le corps, le corps énergétique peut alors s’incarner.

T.B

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La bannière de Ma Wang Dui découverte en 1973 dans la ville de Chang Sha, dans la province du Hunan.

Du Qi Gong au Nei Gong, vers l’alchimie intérieure.

Cette formation s’adresse avant tout aux pratiquants qui veulent entreprendre un voyage intense et exigeant vers soi.
Les premiers pas abordent le corps physique, son observation tel qu’il est, à celui qui sera la porte d’entrée aux différents corps subtils : la posture, l’alignement correct, c’est-à-dire celui qui permettra la fluidité, la souplesse et la conscience d’une énergie qui circule. La détente physique, le relâchement musculaire, l’étirement tendineux, la souplesse des fascias seront engagés dans des exercices composés des enchaînements traditionnels puisés dans le patrimoine chinois, taoïstes pour beaucoup.
La conscience du squelette, à commencer par la colonne vertébrale,  sera peu à peu entièrement mise en mouvement, à la recherche de fluidité plus que d’une souplesse spectaculaire. Les fascias, quand ils sont contraints par l’habitude, les excès, deviennent une espèce de carapace ou «d’exosquelette», qui empêche l’expression des mouvements internes et sensibles.
Cette préparation du corps physique va peu à peu libérer le corps interne et donner accès à de nouvelles sensations : l’énergie dans le corps, puis la perception des organes internes pour harmoniser leurs relations entre eux (cf. les 5 éléments).
Il est important de comprendre l’état vibratoire du corps et de chacun des organes, comprendre sa tendance animale, vibratoire : chacun de nous avons une espèce de métronome interne, qui fait que l’un, pour la même situation, la même durée, va trouver très long ce que l’autre trouvera court, l’un s’énerve, l’autre s’endort…
La respiration
Toutes les traditions d’introspection utilisent cet outil, disponible à chacun : notre respiration. Il s’agit d’abord de l’observer, la cultiver ensuite. Certaines techniques respiratoires ont des objets, des intentions, l’une pour détendre, démobiliser l’égo, l’autre pour augmenter l’intensité des échanges et la circulation de l’énergie, etc…
La recherche de l’état du bébé
Le taoïste voit chez le bébé, un corps idéal, celui vers lequel nous devrions tendre : les muscles sont tendres, pourtant l’énergie d’un nourrisson qui saisit est intense. Les os sont tendres, souples ; à cette image, le pratiquant va nourrir la moelle de ses os pour les rendre à la fois plus lourd, mais aussi plus souples (cf « purification de la moelle »).